Établir pas à pas des paysages problématiques qui permettent de penser, de faire exister et de sentir d’autres rapports au langage et à la perception en multipliant les modes de traductions.

 

Mettre en place des procédures techniques, parfois des artifices :

Travailler ainsi l’aspect très codifié du langage. Démembrer puis ré-articuler, imposer un exercice physique particulier. (NU PAL1DROME / JOUR DE FÊTE / ONOMATOPÉES )

Les sons eux-mêmes (formes, textures, rythmes) font surgir le caractère expressif d’un phénomène particulier, ils invoquent des sensations précises. Enrichir ces palettes. Avoir en tête qu’enfants, nous entrons dans le langage en produisant des sons activement et qu’à travers l’imitation nous entrons progressivement dans les mélodies spécifiques de la langue locale, et nos corps sonores en viennent peu à peu à faire écho aux inflexions et aux accents partagés par ce lieu et cette communauté (David Abram). 

Explorer à partir de l’expérience perceptive et amplifier les suggestions offertes par le sensible.

Renouveler des attentions. Voir de biais. Revoir. Curiositer.

Réouvrir la question de la normalité des lectures linéaires, des codes et représentations intégrés. En ce sens, interroger une certaine politique de la langue - un autoritarisme de la linéarité orientée (Rémy Zaugg) - et par déclinaison réouvrir la question d’une certaine normalité perceptive... (GLISSEMENT/ TENTATIVE BIS)

Changer de lieux et impliquer d’autres territoires, d’autres amplitudes.(SF/ MUGEL)

Prolonger, déployer et faire bifurquer aujourd’hui ces problématiques en y inscrivant une dimension supplémentaire : frotter la question du langage à celle de l’environnement, du territoire et du paysage et en explorer les rapports d’interdépendance.

Explorer la question du langage hors de l’urbain (BREATHSOUND) et en déplacer la prémisse - le langage comme le propre de l’humain - pour l’ouvrir à d’autres règnes, d’autres rapports entre espèces. 

Penser la diversité du langage en interaction avec la diversité de l’environnement et poser la question de l’importance des interactions entre le monde humain et le monde non thumain, qui, lorsqu’elles n’ont plus lieu, engendre l’appauvrissement voir la destruction des deux mondes. Se demander comment penser ces interactions et être aux aguets des situations où se cultivent / où s’inventent, à tâtons, de nouveaux rapports...